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Projection des films de OUSMANE SEMBÈNE

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OUSMANE SEMBÈNE, PUISSANCE DE LA PAROLE
Présentation du cycle par Charles Tesson

DU 5 AU 15 JANVIER 2023 à la CINEMATHEQUE

Auteur d’une douzaine de films dont neuf longs métrages, Ousmane Sembène, écrivain et cinéaste pionnier, militant actif pour la défense du cinéma en Afrique, passe du livre au grand écran pour mieux transmettre ses idées à un public souvent frappé par l’analphabétisme. Dès ses premiers courts, puis avec La Noire de… (1966), distingué par le prix Jean-Vigo, il brosse un portrait sans fard de son Sénégal natal et plus largement de l’Afrique, exposant les luttes d’une société gangrenée par les brimades et les injustices. Le (néo)colonialisme (Emitai, Xala), la perte d’identité d’un peuple avec la fresque historique Ceddo, longtemps censurée par un Léopold Sédar Senghor soucieux de diplomatie, ou encore Guelwaar, sur les relations entre communautés chrétiennes et musulmanes : Sembène met en scène le passé pour mieux fustiger le présent et ses vérités brûlantes. Réglant au passage ses comptes avec son propre vécu de mobilisé, il réalise Le Camp de Thiaroye en 1987, dénonciation vitriolée du massacre des tirailleurs sénégalais, prix du Jury à Venise. Dans les années 2000, avec Faat Kiné puis Mooladé (plaidoyer contre l’excision, récompensé à Cannes), il entreprend une série consacrée à la condition de la femme africaine. Il meurt en 2007, sans avoir eu le temps de terminer son triptyque, mais en laissant derrière lui l’empreinte d’une œuvre puissante, humaniste et engagée, témoignage unique d’un continent fier de sa culture, au cœur palpitant.

Programme 

JEUDI 5 JANVIER 2023, à partir de 20H00
SALLE HENRI LANGLOIS

Ouverture de la rétrospective en présence d’Alain Sembene et, sous réserve, Maïmouna Doucouré (cinéaste).

Borom sarret
1963, 22 min

Un pauvre charretier se fait confisquer sa carriole pour avoir osé circuler dans les quartiers riches de Dakar.La Noire de …
1966, 65 min

La Noire de …
1966, 65 min
À Dakar, une jeune femme est embauchée comme gouvernante par une famille de blancs qu’elle suit en France.

SAMEDI 7 JANVIER 2023, à partir de 15H00
SALLE GEORGES FRANJU

Séance présentée par Dominique Sentilhes (fondateur de la Médiathèque des Trois Mondes)

15H – 16H55 : Ceddo 
1977, 115 min
Au XVIIe siècle, l’islam et le christianisme gagnent l’Afrique de l’Ouest. Après avoir converti la famille royale et les grands dignitaires, l’imam se heurte au refus des guerriers ceddos, mécontents de renoncer au spiritualisme africain.

17h45 – 19h15 : Le Mandat
1968, 90 min
L’arrivée d’un mandat postal depuis Paris perturbe la vie d’un villageois sénégalais.

Séance présentée par Valérie Berty (autrice du livre « Sembène Ousmane : un homme debout »)

20h15 – 21h55 : Emitaï
1971, 99 min,
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un village de Casamance se livre à une résistance passive en refusant de donner du riz à l’armée coloniale.

DIMANCHE 8 JANVIER 2023, à partir 18H00
SALLE GEORGES FRANJU

Séance présentée par Elisabeth Lequeret (critique)

Xala
1974, 125 min
Un homme d’affaires sénégalais quinquagénaire décide de prendre une troisième épouse. Frappé d’impuissance, il ne peut consommer son mariage et se croit victime d’une malédiction, le xala.

MERCREDI 11 JANVIER 2023, à partir 18H00
SALLE GEORGES FRANJU

Séance présentée par Valérie Berty (autrice du livre « Sembène Ousmane : un homme debout »)

18h00 – 19h55 : Guelwaar
1992, 113 min, 35mm
Guelwaar, grande figure de la résistance et le défenseur d’une Afrique non corrompue, vient de mourir. Mais le matin de ses obsèques, son corps a disparu. Après recherches, il apparaît qu’il s’agit d’une banale erreur administrative.

20h45 – 22h45 : Faat Kiné
2000, 120 min, 35mm
Faat Kiné a été abandonnée par son mari avec ses deux enfants. Seule, elle va les élever et les mener, au prix d’efforts courageux, jusqu’au baccalauréat.

SAMEDI 14 JANVIER 2023, à partir de 15H00
SALLE GEORGES FRANJU

Séance présentée par Nora Philippe (cinéaste et programmatrice)

15h00 – 17h05 : Moolaadé
2003, 123 min, 35mm
Dans un village africain, des femmes se dressent contre l’excision des fillettes.

Séance présentée par Férid Boughedir (cinéaste)

A partir de 19H30

Borom sarret

1963, 22 min
Un pauvre charretier se fait confisquer sa carriole pour avoir osé circuler dans les quartiers riches de Dakar.

Albourah
1964, 26 min
Albourah, le cheval du charretier, raconte une journée de travail avec son maître.

Niaye
1964, 30 min, 35mm
La grossesse d’une jeune femme crée le scandale dans sa communauté, qui voit inceste, parricide, lâcheté, ressentiment et lutte de pouvoir s’entrechoquer.

Marseille après la guerre
2016, 10 min
Un hommage à Ousmane Sembène à travers une série de photographies, datant de 1947, représentant des dockers à Marseille, la plupart d’entre eux d’origine africaine. Les images évoquent le travail de Sembène, qui fut lui-même docker dans la cité phocéenne.

DIMANCHE 15 JANVIER 2023, à partir de 18H30
SALLE GEORGES FRANJU

Camp de Thiaroye
1988, 150 min
Sénégal, 1944. Un bataillon de tirailleurs arrive au camp de transit de Thiaroye après avoir combattu contre les Allemands en France. Face aux promesses non tenues et au racisme de la hiérarchie militaire, les soldats se mutinent.

Où ? A la Cinémathèque, 51 Rue de Bercy, 75012 Paris

Toutes les infos et billetterie ici

Jetez un coup d’œil à notre article : cinéma africain, 10 films à connaitre

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